historiqueOffice de tourisme Saint-Jean-de-Luz - HistoriqueSaint Jean de Luz
Pays de saint-jean-de-luz

Histoire et Patrimoine Architectural

Ouverte sur l'océan, Saint-Jean-de-Luz tira longtemps sa richesse de l'activité de son port, du produit de ses pêches et des prises de ses corsaires.
Sa prospérité atteignit son apogée au XVIIe siècle qui fut son "siècle d'or". Elle était la deuxième ville importante du Labourd, après Bayonne, et sa population comptait 12000 habitants.

Port de Saint Jean de Luz

En 1659 le cardinal Mazarin résida pendant quatre mois à Saint-Jean-de-Luz, d'où il se rendait, presque tous les jours, dans une île de la Bidassoa, dite l'île des Faisans, pour y tenir les conférences franco-espagnoles, qui aboutirent au traité des Pyrénées, et dont une clause était le mariage de Louis XIV et de l'Infante Marie Thérèse.
Saint-Jean-de-Luz et son église furent choisies pour la célébration des noces royales le 9 juin 1660.

 Église Saint Jean-Baptiste vue du port

De nombreuses et imposantes demeures construites aux XVIIe et XVIIIe siècles, quai de l'Infante, rue Mazarin, Place Louis XIV et rue Gambetta, témoignent de la fortune des bourgeois, armateurs, négociants, de cette époque.
Bâtie en bordure du quai de l'Infante, vers 1640, la "maison Joanoenea" reçut la Reine-mère Anne d'Autriche le 8 mai 1660 et l'Infante d'Espagne le 7 juin. Appelée depuis lors "maison de l'Infante", elle est une des plus belles maisons de la ville.
Les plus remarquables et les plus célèbres sont les maisons "Joanoenea" et "Lohobiaguenea" et l'Hôtel de ville.

 La Maison Joanoenea dite la Maison de l'Infante

En bordure de la place dénommée actuellement "Place Louis XIV", la "maison Lobiaguenea", maison à tourelles de style Louis XIII, est connue sous le nom de "maison Louis XIV",depuis que le Roi y résida du 8 mai au 15 juin 1660.
A côté de la "'maison Louis XIV" a été érigé, en 1657, "Herriko etchea"», l'Hôtel de ville. Dans la cour a été placée, en 1932 , une statue équestre de Louis XIV, souvenir de l'époque glorieuse où Saint-Jean-de-Luz eut l'honneur d'accueillir son Roi et sa famille.

La Maison Lohobiaguenea

L'église paroissiale Saint Jean-Baptiste, où Louis XIV et l'Infante se marièrent, est située "rue Gambetta", anciennement "Grand rue" ou "Karrika handi". Incendiée plusieurs fois aux XVe et XVIe siècles, l'église fut agrandie au XVIIe siècle. La porte empruntée par le couple royal, et sur laquelle une inscription rappelle la cérémonie, fut murée après 1666. A l'intérieur la nef présente des étages de galeries, particularité des églises du Pays basque Nord, conçues pour augmenter l'espace de l'édifice et réservées aux hommes. Un retable monumental de vingt statues en bois doré orne l'abside et domine le maître-ch%u0153ur. Le buffet d'orgues date du XVII e siècle mais le grand orgue a été refait à la fin du XXème siècle. D'une acoustique remarquable, l'église Saint Jean-Baptiste sert de cadre aux concerts et manifestations musicales.

Retable et nef de l'église Saint Jean-Baptiste

Devenue dès la fin du XIXe siècle une station balnéaire réputée la ville s'agrandit d'abord sur les marais comblés, puis vers le nord. Les quartiers nouveaux s'embellirent dans la période "entre les deux guerres" d'hôtels, de luxueuses villas, pour la plupart de style néo-basque, dus aux talents d'architectes réputés. Le précurseur fut William Marcel qui avant la guerre de 1914 édifia le "Golf-Hôtel". En 1930 Robert Mallet-Stevens réalisait le casino "La Pergola". Le " Country-club" de Chantaco, de style art déco hispanisant peint à l'ocre rouge est dû au talent de Jean Walter. L'hôtel de Chantaco, de couleur ocre est l'oeuvre de l'architecte luzien Maurice Darroquy, qui conçut également les belles villas "Haya", "Soro handi", "Gorena" et réaménagea la mairie en 1960. André Pavlovski, Luzien lui aussi, construisit la villa "Zortziko" pour le violoniste Jacques Thibaud, les villas "San Firmin", "Santa Barbara", "Los Escudos", ainsi que les motels de Sainte-Barbe pour le riche industriel Belge Firmin Van Bree. Il érigea aussi de 1936 à 1937 les deux phares de Saint-Jean-de-Luz.
Dans les dépendances de la "maison de l'Infante" a été aménagé le Musée Grévin dont les personnages de cire, rappellent dans différentes mises en scène les grands évènements de la cité.

Louis XIV accueillant l'Infante d'Espagne (Musée Grévin)

 

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Blason de la ville