

Histoire et Patrimoine ArchitecturalOuverte sur l'océan, Saint-Jean-de-Luz tira longtemps sa richesse de l'activité de son port, du produit de ses pêches et des prises de ses corsaires.
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En 1659 le cardinal Mazarin résida pendant quatre mois à Saint-Jean-de-Luz, d'où il se rendait, presque tous les jours, dans une île de la Bidassoa, dite l'île des Faisans, pour y tenir les conférences franco-espagnoles, qui aboutirent au traité des Pyrénées, et dont une clause était le mariage de Louis XIV et de l'Infante Marie Thérèse.
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De nombreuses et imposantes demeures construites aux XVIIe et XVIIIe siècles, quai de l'Infante, rue Mazarin, Place Louis XIV et rue Gambetta, témoignent de la fortune des bourgeois, armateurs, négociants, de cette époque.
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En bordure de la place dénommée actuellement "Place Louis XIV", la "maison Lobiaguenea", maison à tourelles de style Louis XIII, est connue sous le nom de "maison Louis XIV",depuis que le Roi y résida du 8 mai au 15 juin 1660.
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L'église paroissiale Saint Jean-Baptiste, où Louis XIV et l'Infante se marièrent, est située "rue Gambetta", anciennement "Grand rue" ou "Karrika handi". Incendiée plusieurs fois aux XVe et XVIe siècles, l'église fut agrandie au XVIIe siècle. La porte empruntée par le couple royal, et sur laquelle une inscription rappelle la cérémonie, fut murée après 1666. A l'intérieur la nef présente des étages de galeries, particularité des églises du Pays basque Nord, conçues pour augmenter l'espace de l'édifice et réservées aux hommes. Un retable monumental de vingt statues en bois doré orne l'abside et domine le maître-ch%u0153ur. Le buffet d'orgues date du XVII e siècle mais le grand orgue a été refait à la fin du XXème siècle. D'une acoustique remarquable, l'église Saint Jean-Baptiste sert de cadre aux concerts et manifestations musicales. |
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Devenue dès la fin du XIXe siècle une station balnéaire réputée la ville s'agrandit d'abord sur les marais comblés, puis vers le nord. Les quartiers nouveaux s'embellirent dans la période "entre les deux guerres" d'hôtels, de luxueuses villas, pour la plupart de style néo-basque, dus aux talents d'architectes réputés. Le précurseur fut William Marcel qui avant la guerre de 1914 édifia le "Golf-Hôtel". En 1930 Robert Mallet-Stevens réalisait le casino "La Pergola". Le " Country-club" de Chantaco, de style art déco hispanisant peint à l'ocre rouge est dû au talent de Jean Walter. L'hôtel de Chantaco, de couleur ocre est l'oeuvre de l'architecte luzien Maurice Darroquy, qui conçut également les belles villas "Haya", "Soro handi", "Gorena" et réaménagea la mairie en 1960. André Pavlovski, Luzien lui aussi, construisit la villa "Zortziko" pour le violoniste Jacques Thibaud, les villas "San Firmin", "Santa Barbara", "Los Escudos", ainsi que les motels de Sainte-Barbe pour le riche industriel Belge Firmin Van Bree. Il érigea aussi de 1936 à 1937 les deux phares de Saint-Jean-de-Luz.
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Saint-Jean-de-Luz
Avec un guide
Renseignements à l'OT
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