Le vin d’Irouleguy
Les vignerons de l'Irouléguy ont en commun un défaut qui deviendra une qualité : l'entêtement.
En effet, il en a fallu de la ténacité, mais aussi de la passion et du courage pour dompter les pentes abruptes de l'Arradoy et du Jara et pour donner enfin à ce petit vignoble de montagne ses lettres de noblesse. Implantées au 14ème siècle par les moines de l'abbaye de Roncevaux, les vignes de Basse-Navarre représentent une culture importante dans la région jusqu'en 1906.
Le vignoble s'étend alors sur 470 hectares. Après ces années fastes, l'Irouléguy entre dans une période de déclin, amorcée par une succession de récoltes catastrophiques, puis la crise du phylloxera. Sous l'impulsion d'une poignée de vignerons acharnés, le vignoble sortira lentement de l'ombre, d'abord avec la création du syndicat de défense des vins d'Irouléguy (en 1945), puis la constitution de la Cave Coopérative (1952) et enfin l'obtention de l'appellation d'origine contrôlée (1970).
Le txakoli
Connu depuis des siècles en Pays Basque le "Txakoli" est installé sur les coteaux verdoyants de Getaria et Zarautz en Guipuzkoa qui dominent l'Atlantique et sont baignés par les embruns marins. C'est la plus petite A.O.C. (Apellation d'Origine Contrôlée) d'Espagne.
Les vignes descendent généralement en escaliers vers la mer et produisent un petit vin blanc fruité, avec une légère pointe d'acidité, très agréable. Associé à la tradition gastronomique basque, idéal pour accompagner poissons, crustacés et salades, les habitués éclairés vous le recommandent particulièrement sur un plat d'anchois.
Le patxaran
Le patxaran est une boisson alcoolisée navarraise obtenue par une macération de prunes dans de l'anis. Elle tire son nom du basque " baso aran ", c'est à dire prune sylvestre, fruit d'un petit arbre de Navarre de un à trois mètres de haut, qui pousse à l'état naturel.
On utilise environ 150 g de prunes, traditionnellement sauvages, pour un litre de liqueur. Les fruits macèrent dans de l'anis pendant une période oscillant entre trois à six mois. Meilleur est l'anis, meilleur est le patxaran.Le procédé, qui n'est pas une fermentation, produit une liqueur rousse, à l'arôme et à la saveur très particuliers, d'un degré inférieur à celui de l'anis. Cette liqueur de fabrication domestique à l'origine, était parée depuis des temps immémoriaux de vertus médicinales. Il était fréquent de laisser des fruits dans la bouteille, ou d'y glisser des grains de café, des zestes de citron ou de la cannelle, pour la personnaliser selon son goût.
Récemment, elle s'est répendue dans toute l'Espagne. Ce succès s'est accompagné d'un développement industriel, les fabricants produisant aujourd'hui autour de 7 millions de litres annuellement. La création de l'association des fabricants et embouteilleurs de Patxaran naturel de Navarre, il y a une dizaine d'années, a favorisé ce développement.
Le cidre / sagarnoa
Bien avant le vin, la fabrication du cidre est attestée dans l'histoire du Pays Basque, au nord comme au sud des Pyrénées. Rien d'étonnant que cette tradition se perpétue encore aujourd'hui.
Le "txotx"
Le "txotx", c'est la période durant laquelle on vient goûter le cidre nouveau. La fête débute le vendredi précédant la Saint-Sébastien (20 janvier) et se prolonge jusqu'en avril. Durant cette période, amateurs, curieux, amis et bons vivants se réunissent autour des barriques pour participer au fameux rituel du "txotx".
Toutefois, aujourd'hui avec l'évolution des techniques de l'œnologie, le txotx peut se pratiquer toute l'année. La cidrerie TXOPINONDO dirigée par Dominic LAGADEC est installée à Ascain. Le "txotx" est aussi le bouchon de bois servant à fermer la bonde du tonneau de cidre.