En 1656, Jean DE CASABIELHE, maire de la Ville, lassé de tenir les assemblées communales sous le porche de l’église, projette la construction d’une grande maison commune.
Le nouveau bâtiment est destiné à tenir la justice, abriter les prisons ordinaires, les papiers et archives des communautés, les magasins des armes et autres provisions de guerre ainsi que le logement du bayle (maire). Elle est flanquée de deux avancées destinées à abriter des logements indépendants mais aussi, dit-on, à masquer la vue à l’occupante de la maison Lohobiague, Marie-Sol de Hirigoyen, jeune veuve ayant refusé les avances du bayle.
La maison accueille les divertissements organisés pour la cour lors du mariage de Louis XIV et de l’infante Marie-Thérèse d’Espagne en 1660 ainsi que lors du passage du Duc d’Anjou, futur roi d’Espagne, Philippe V en 1701. Le coût élevé de l’entretien du bâtiment contraindra longtemps la commune à en louer des parties pour des logements ou des commerces.
En 1706, une partie de l’aile est vendu à François Rivière dont les initiales sont encore visibles sous le balcon du second étage. Cette partie, baptisée « maison Claret », du nom de l’un de ses propriétaires, est encore aujourd’hui une propriété privée. Durant la Révolution, la Mairie servit de prison. En 1960, la Mairie est rénovée par l’architecte Maurice Darroquy qui crée de nouvelles ouvertures dotées de balcons. La grille en fer forgé date de cette époque. L’intérieur de la mairie, maintes fois transformé, ne conserve aucun élément décoratif original.
Le maire actuel se nomme Peyuco Duhart.