
Le 7 novembre 1659, le Traité des Pyrénées négocié par le Cardinal Mazarin, met fin à une interminable guerre entre la France et l’Espagne. Les 124 points du traité prévoient des concessions territoriales ainsi que l’union du Roi de France, Louis XIV (1638-1715) à l’Infante Marie-Thérèse d’Autriche (1638-1683), fille aînée du roi d’Espagne, Philippe IV.
Saint-Jean-de-Luz, ville de 12 000 habitants, au sommet de sa prospérité grâce à son activité maritime, est choisie pour accueillir la cérémonie de mariage. Le 8 mai 1660, le roi, accompagné de la cour fait une entrée triomphante dans la cité. Le 9 juin, à midi, le couple royal, se rendit de la maison Joanoenia à l’église par un chemin en parquet recouvert d’un tapis parsemé de fleurs. La cérémonie fut célébrée dans une église en plein travaux d’agrandissement qui se révéla trop petite pour accueillir la totalité de la cour.
A l’issue de la cérémonie, Louis XIV fit don à l‘église d’un mobilier religieux (chapelle), ainsi que des ornements sacerdotaux, toujours conservés par la paroisse et classés par les monuments historiques. Il confirma, surtout, par lettres patentes, les privilèges qui conféraient la noblesse à la cité et à son bayle (maire) pour trente ans, exemptant la ville de nombreuses impositions. La porte, par laquelle le couple royal est entré, n’aurait pas été murée à l’issue de la cérémonie comme l’indique la plaque commémorant l’événement, mais en 1669, suite au percement du grand portail.