
Une destination touristique depuis le XIXème siècle
Dès le début du XVIIIè siècle, Saint-Jean-de-Luz attire, par la douceur de son climat et la beauté de son site, les premiers «étrangers». La plupart sont des anglais fortunés, amateurs de golf, qui séjournent à l’arrière saison. Mais c’est la vogue des bains de mer, dont les effets thérapeutiques viennent d’être reconnus, qui va provoquer un engouement sans précédent pour la ville. A partir de 1854, la Côte basque est à la mode grâce à Napoléon III. Il y réside régulièrement avec sa femme, l’Impératrice Eugénie de Montijo qui affectionne particulièrement les loisirs nautiques.
Dès 1856, la ville compte 4 hôtels et 80 maisons garnies offrant leurs appartements aux voyageurs. L’arrivée du chemin de fer en 1864 accroît la fréquentation de ceux que l’on appelle toujours les « étrangers » : Anglais pendant l’hiver, Espagnols et Français en été. En 1880, on compte 2 950 visiteurs pour une population de 3 148 luziens.
La ville multiplie les actions en faveur du tourisme : des photos de Saint-Jean-de-Luz sont envoyées à l’Exposition Universelle de Paris de 1878 et le Syndicat d’initiative du Pays Basque est fondé. Le conseil municipal sollicite les chemins de fer pour la création de trains de plaisir à prix réduits partant de Paris le vendredi soir vers Saint-Jean-de-Luz. L’hôtel d’Angleterre, érigé en 1881, reste longtemps le seul palace. Avec l’hôtel de la Plage qui lui sert d’annexe, il offre 140 chambres et abrite le club anglais. La nombreuse colonie ayant besoin de distractions, le Grand Casino est construit à Aice Errota, sur le boulevard Thiers en 1880 et Le Petit Casino, dit « de la Plage » en 1881. Ce dernier fonctionnera jusqu’à la première guerre mondiale et sera détruit en 1952, remplacé par l’immeuble des « Trois couronnes ».