Saint-Jean-de-Luz face à la mer : Les ouvrages de protection

Fort de Socoa à Ciboure

Des ouvrages de protection indispensables à la survie de la cité

Bien protégée par les imposantes falaises de Socoa et de Sainte Barbe, Saint-Jean-de-Luz est au XVIIéme siècle,  une grande ville de 12 000 habitants prospère grâce à son activité maritime. Mais au fil du temps, mer, pluie et vent sapent les protections naturelles livrant la ville aux attaques de la mer.

Les ingénieurs du Roi, à la recherche d’un port de refuge dans le golfe de Gascogne  multiplient les projets de fermeture de la baie, mais faute de moyens, aucun ne verra le jour. Au milieu du XIXè siècle, après deux siècles de lutte incessante, Saint-Jean-de-Luz  est au bord de la ruine. Un quart de la ville a été balayée par les flots et la côte recule de 1 à 3 m par an. En 1854, Napoléon III, habitué de la Côte basque et sensibilisé par une population au désarroi, autorise les travaux de fermeture de la baie.

Le projet est considérable : trois grandes digues sont projetées pour recréer les défenses naturelles disparues. Les travaux débutent en 1864  par la construction de la digue de Socoa. L’ouvrage, achevé douze ans plus tard, mesure 325 m de long. Plus périlleuse, la construction de la digue de l’Artha durera près de 30 ans. Quinze ans et 8 000 blocs de 50 tonnes seront nécessaires  pour rehausser le massif de l’Artha , situé à des profondeurs variant de 6 à 14 m puis à nouveau 10 ans pour bâtir une maçonnerie de 250 m de long La digue de Sainte Barbe, entamée en 1873, est achevée 10 ans plus tard. Elle mesure 180 m au lieu des 225 m prévus. En 1895, la ville retrouve enfin la sécurité. Les digues sont régulièrement entretenues et chaque année, près de 50 blocs de 50 tonnes sont coulés  selon la même technique qu’il y a un siècle afin de protéger les ouvrages.

 

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